Les trois illustrations de commande, destinées à des calendriers, n’ont pas le charme de la première, montrant des Russules charbonnières peintes au retour de la cueillette.

Ce sujet faisait l’objet d’une leçon de mon livre dans le chapitre 4 (thème des fruits et légumes). C’est toute la différence entre des aquarelles peintes d’après nature et des illustrations
élaborées d’après documents…
C’est l’occasion de rappeler aux visiteurs de passage l’existence de mon livre, édité par les Editions de la Martinière, toujours disponible à l’achat.
Tous renseignements à ce sujet en cliquant sur : Petites Leçons d’Aquarelle botanique.

Néanmoins, vous pourrez reconnaître dans ces trois illustrations:
- le Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis),
- la Chanterelle en tube (Cantharellus tubaeformis),
- et la Lépiote déguenillée (Macrolepiota rhacodes).
On pourrait pour défendre ce genre de travail d’après des documents ( photos, guides de détermination) , déployer d’autres arguments. Ne pas travailler dans l’urgence permet de se pencher
davantage sur les critères de détermination qu’il faudra mettre en valeur, de choisir une disposition du sujet permettant mieux d'identifier l’espèce représentée. On peut même ajouter un
peu de substrat ( terre, mousse) comme sur le bolet, pour rendre l'image plus vivante, mais il faut veiller à ce que les spécimens soient représentatifs, ni trop jeunes, ni trop
vieux, ni trop mangés par les escargots… je n'ai pas peint des individus, j'ai représenté une espèce.
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le-bota-clairefelloni

Le pavé que je vous présente montre la
flore qu’on peut y rencontrer de Mai à Juin. Pour la vraisemblance, j’ai dû choisir une période précise et de ce fait, vous ne pouvez pas voir une « star » du lieu, plus précoce, la
Globulaire de Willkomm, qui montre ses pompons bleus en Mars-Avril.
En Mai-Juin, l’Hélianthème
vulgaire, le Chlora perfolié éclairent la pelouse de leurs taches jaune d’or ; eux, sont assez courants dans la région sur sol calcaire tout comme le Polygala du calcaire
(Polygala calcarea ), dont vous voyez les petits points bleus sur la gauche.
Mais la Germandrée des Montagnes
(Teucrium montanum), une rareté pour la Normandie, est bien présente, tout comme sa cousine en rose, la Germandrée Petit-chêne (Teucrium chamaedrys).
Toute deux poussent à même les
éboulis de ce sol de « Calcaire corallien », car la parcelle est trouée de plusieurs creux blancs, ce qui pourrait bien être à l’origine de son nom de « Houles blanches »
(en anglais : hole signifie trou).
Comme orchidées, le terrain abrite l’Orchis
moucheron (Gymnadenia conopsea), mais aussi dans les parties de taillis, l’Ophrys mouche, l’Orchis pourpre et la Platanthère verdâtre. Ces zones de taillis sont maintenues mais ne
doivent pas s’étendre trop, car cela banaliserait le site ; des chantiers d’entretien repoussent l’avancée des jeunes prunelliers.
Bien sûr, des papillons peu communs
fréquentent ce site, puisque la plante-hôte qui nourrit leur chenille, devenue plus rare, existe ici.




