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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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Que vous soyez intéressé par les petites leçons d'aquarelle botanique, par les cours eux-mêmes ou les stages à venir, ou par l'aspect " illustrations naturalistes", je vous invite, si vous le souhaitez, à prendre contact avec moi sur ma messagerie:                 c.felloni@wanadoo.fr

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Vendredi 16 mai 2008

Pour cette 'Petite leçon', j'ai choisi dans la plate-bande de mon jardin un géranium vivace dont j'ai oublié le nom de cultivar. Ces petites plantes font d'agréables sujets d'aquarelle et pourraient d'ailleurs faire l'objet d'une étude graphique poussée car elles présentent des particularités botaniques intéressantes. On peut, par exemple,  reconnaître dans la hampe florale la forme d'une 'cyme bipare' : au milieu du Y que forme la tige en se divisant, on peut voir le court pédicelle des deux premières fleurs déjà évoluées vers des fruits dressés. Les fleurs se succèdent ensuite au sommet des deux tiges latérales qui se terminent en crosse par les boutons; dés qu'elles fanent, leur calice se redresse.
J'ai proposé de composer son image au fur et à mesure car ces sujets sont très 'remuants' , donc, d'abord une belle feuille à disposer presque de face, à dessiner et peindre avant même de dessiner les hampes florales qui sont assez maigres et ont besoin, pour être mises en valeur, d'un 1er plan plus opulent.

J'ai peint les fleurs ensuite, puis pour meubler un peu l'espace central, j'ai ajouté une feuille au fond mais sans la travailler en glacis, ce qui donne de la profondeur.

Le dessin préliminaire de la feuille est assez poussé. Les dents sont rondes et ne doivent pas dépasser du contour général, tracé au préalable, de chacun des lobes généraux. On peut voir ce principe ainsi que le début de la pose des glacis sur cet essai du cours.




Sur ce 2ème fragment, on peut juger que le dessin de la hampe florale a intérêt à rester rudimentaire et très léger, car les couleurs dans la finesse des tiges et des faisceaux d'étamines serait endommagées par trop de crayon.



Voici quelques explications complémentaires.
A propos des pigments rose pour l'aquarelle de fleurs, ici, comme dans de nombreux cas, le Magenta quinacridone est indispensable.
Le Rose permanent  additionné d' un peu de violet ne pourrait pas le remplacer.
 Par contre le Rose permanent est bien plus lumineux ici, pour les étamines, et il est toujours d'un bel effet quand il fuse dans le mouillé dans un fond vert tendre riche en jaune citron comme ici dans les calices.

par Claire Felloni publié dans : Petites leçons communauté : Le Chemin des orties
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Vendredi 9 mai 2008
Ces Petits Atlas pour lesquels je travaille depuis l'an dernier, se présentent sous la forme d'opuscules d'une trentaine de pages dont la couverture se déplie en accordéon, dévoilant ainsi sept planches d'illustrations qui sont ma contribution.
Pour le 'Petit Atlas des Plantes comestibles' dont le texte est de Vincent Albouy, j'ai représenté soixante plantes sauvages que l'on peut consommer ou du moins dont on peut consommer certaines parties. Pour une bonne partie, ce sont des rosettes, des jeunes feuilles et quelques recettes de base comme la soupe aux orties, sont données; ensuite un commentaire de l'auteur décrit et raconte chaque espèce. C'est l'occasion, aussi, de reprendre contact avec les ancêtres de nos légumes, les bases de nos condiments.







Avec la Berce et la Patience crêpue, on voit l'exemple de plantes très communes des fossés, dont il faut savoir reconnaître les jeunes feuilles avant que la plante ne donne une hampe florale, car alors ses feuilles deviennent bien plus coriaces ou trop amères !
























C'est, bien sûr, la même chose avec le Pissenlit, dont nous cueillons les rosettes, à noter que beaucoup de rosettes, que la Nature conditionne pour rester plaquées au sol, dés qu'elles sont sorties de terre, se recroquevillent en formant 'la main de voleur'.
 




La famille des Labiées fournit beaucoup d'aromates (Menthes, Thym-serpolet, Origan)
 

 





















Et puis bien sûr, il y a les cueillettes qui n'atteignent jamais la maison comme la Mûre des buissons.








Voici la couverture de ce petit ouvrage qui vient de sortir, édité chez Delachaux et Niestlé.
par Claire Felloni publié dans : Illustration communauté : La nature et ses secrets
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Jeudi 1 mai 2008
Plus au Nord de la réserve, s'étend une zone de végétation rase où quelques dépressions peuvent retenir de l'eau. On y rencontre peu d'arbres sinon quelques Tamaris tortueux , des touffes raides de joncs, de scirpes. Malheureusement pour moi, le superbe Iris batard (Iris spuria) qui là-bas forme des belles populations n'était pas encore fleuri.
Le ciel prend, dans ces étendues plates, une grande importance et j'ai tenté de figer un moment ou il se couvre, mais il faut faire vite.
Peindre le ciel, c'est magique... mieux vaut commencer par là car s'il est loupé, on a peu de regret à recommencer.Il faut dire qu'il y a parfois une part de hasard dans le résultat...


Pour le bleu du ciel, je me suis rendu compte que mon Bleu de Céruléum granulait trop, je crois que je vais lui préférer un mélange de Bleu de Cobalt avec un petit apport de vert émeraude Phtalo
Pour finir cette deuxième aquarelle j'ai presque dù travailler de mémoire car un orage esr brusquement arrivé; toutes les belles couleurs au sol s'étaient éteintes et le Tamaris où jouait le soleil n'avait plus rien d'attrayant. C'est pourquoi l'aquarelle reste inachevée. Je me rends compte que c'est ce que j'aime et la plupart du temps, je passe trop de temps à fignoler pour un rendu final qui ne reflète plus un moment donné, et c'est bien cette recherche de la lumière d'un moment qui fait tout l'intérêt de ces pochades à l'aquarelle.




par Claire Felloni publié dans : Jardins et Paysages communauté : Carnets-de-voyages
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Mardi 29 avril 2008
Ce parc naturel de Catalogne est surtout réputé pour l'ornithologie, mais j'ai eu l'occasion d'y peindre quelques aquarelles la semaine dernière.


Le parc des Aiguamolls d'Empordà occupe une vaste zone de marais en bord de mer, non loin de Castello d'Empuries, au Sud des Albères qui enrichissent souvent les lointains de leur silhouette bleue. Les miroirs d'eaux sont omniprésents : des lagunes saumâtres en arrière du littoral et des grandes surfaces de prés inondables, où nous avons pu observer des quantités d'oiseaux de passage en cette saison.
Des sentiers cachés dans la végétation riveraine, où chante les Rossignols, et où la Bouscarle jette à tout moment sa phrase véhémente, relient entre eux une douzaine d'observatoires sur un long parcours ombragé.

Ca y est ! Vous avez envie de vous y rendre ! C'est à peine à une demie-heure de voiture du col du Perthus...


Les trois aquarelles que je vous montre sont peintes dans la partie Sud de la réserve: les Estanys del Matà. La silhouette caractéristique du grand observatoire 'Senillosa' avec son habillage de bois sur des sortes de silos,domine le site: des prairies inondées cernées de roseaux et de tamaris où se tenaient surtout de nombreuses échasses et des chevaliers sylvains.






Les autre affuts, comme Closa del Puig,sont plus discrets !










Une adresse à retenir pour plus de renseignements sur ce lieu :
www.parcsdecatalunya.net
 

par Claire Felloni publié dans : Jardins et Paysages communauté : Carnets-de-voyages
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Mercredi 16 avril 2008
Voici une nouvelle 'Petite Leçon' qui concerne cette fois un arbuste, en fleur en ce moment, le Mahonia (mahonia aquifolium),originaire d'Amérique du Nord, dont le genre est très proche des Berberis ( les Epine-vinette).
On peut le trouver facilement coincé dans les haies urbaines où il semble être venu s'installer spontanément, on le rencontre aussi de plus en plus souvent,naturalisé dans  des bosquets proches de jardins.
Ses feuilles ressemblent un peu à celles du houx, mais sont moins épaisses,plus variables dans leur contours (parfois assez peu dentées) , et elles se colorent plus ou moins de rouge.
Cette fois-ci, j'ai choisi l'option de présenter une aquarelle non terminée avec des commentaires autour,que, j'espère, vous parviendrez à déchiffrer (vos réactions à ce sujet ou sur la formule en général seront toujours bienvenues).
Vous retrouverez, comme d'habitude les chiffres des mélanges de couleur dans la palette qui suit.


A propos de cette palette, je vous rappelle que dans la 2ème rubrique de la colonne de gauche du blog une page fixe 'Matériel' précise les pigments auxquels je fais référence dans ces articles de "Petites Leçons".
Sur le scan, la couleur 3 ne ressort pas , elle diffère un peu de 1 c'est un jaune-vert acidulé pour les boutons du haut de la grappe. 
















Le bouquet floral:
Il s'agit plus de creuser entre les boutons et les fleurs avec les couleurs de glacis 4, 5 et 5', que de modeler vraiment les corolles dont les pétales sont très petits. On finit juste en creusant les coeurs des fleurs ouvertes avec 4, mais attention de garder suffisamment du jaune citron de départ car à force de poser des glacis, on retire de plus en plus de lumière. Il n'est pas utile non plus de concentrer son pigment jaune de départ; le jaune a une très faible amplitude de valeur, alors, cela n'apporte pas grand chose de forcer sur ce pigment de Cadmium, très lumineux mais aussi assez opaque : côté lumière, le 1er lavis doit rester assez léger.




Pendant les cours , nous avons constaté que les taches sur les feuilles prenaient souvent une allure plus pointillistes que sur mon 1er échantillon. Pour apporter de petites taches dans l'humide, il faut attendre que le fond commence presque à sécher (feuille de droite), mais, de fait, elles seront plus vivantes si elles sont commencées dans l'humide, même si on les réhausse ensuite de points de glacis (feuille de gauche).


par Claire Felloni publié dans : Petites leçons communauté : La nature et ses secrets
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Jeudi 10 avril 2008

J'ai convié cette petite Decticelle femelle,
(chez les sauterelles, seules les femelles portent un sabre... euh, pardon, un 'oviscapte'),
 pour vous suggérer de faire un tour sur une page fixe, qui trouve place parmi d'autres pages thématiques dans la série 'Aquarelles', 1ère rubrique en haut de la colonne de gauche du blog.
 cliquer sur Aquarelles d'Insectes pour voir les planches originales dont je vous extrait des détails dans les articles précédents consacrés à certaines familles d'insectes.


Dans cette rubrique, d'autres pages  me tiennent à coeur, illustrant les commandes variées de mon métier de Peintre Naturaliste
comme:
Planches botaniques
ou encore:
Planches classiques
 
par Claire Felloni publié dans : Illustration communauté : Le Chemin des orties
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Dimanche 6 avril 2008


Ce qui fait le charme des papillons du genre Parnassius, c'est à dire des Apollon, Petit apollon et Semi-apollon, c'est la marge des ailes,qui, dépourvue d'écailles, devient transparente, on dit  en fait : "hyaline".
Le même phénomène existe avec le Gazé qui perd au fil du temps toutes ses écailles blanches, ne laissant bien visible, à terme, que les nervures noires qui semblent les barreaux d'un vitrage.
Chez l'Apollon, ce sont d'abord les ailes antérieures qui deviennent hyalines sur les bords, quand ensuite, la perte des écailles se généralise, le papillon devient tout scintillant et magnifique à observer en vol.
Les écailles sont blanc-crème, avec des taches et motifs d'écailles noires et des ocelles rouge.




Les populations françaises d'Apollons (Parnassius apollo) se sont trouvées séparées au moment des glaciations et ont donc évolué vers l'état de sous-espèces qu'elles n'ont pas forcément acquis. En France, neuf sous-espèces sont reconnues, dont trois du Massif central parmi lesquelles celle que je montre ici : Parnassius apollo ssp. fransisci.

La variabilité joue surtout sur la présence, l'absence, l'étendue des ocelles. Ces points de couleur, le plus souvent  rouge mais parfois jaune-orangé sont toujours cernés de noir et parfois pupillées de blanc.
Au matin, on peut parfois rencontrer l'Apollon, isolé et pendu à l'envers, sous une centaurée par exemple,c'est ainsi qu'il passe les heures froides et humides de la nuit . C'est idéal pour le photographier au matin avant qu'il ne prenne son envol (après, c'est plus difficile !)

Chez la sous-espèce 'Gazelli' du Petit Apollon, que voici, les ailes sont blanc de craie et peu ornées par rapport au Petit Apollon normal (Parnassius phoebus) qui possède des ocelles rouges sur les ailes antérieures.











Le dernier de ces trois espèces montagnardes, le Semi-apollon (Parnassius mnemosyne) est plus discret, il ne possède jamais d'ocelles rouge et seulement deux taches noires qui le différencient du Gazé, sans taches.
 
 





Pour comparer voici une grappe de Gazés (Aporia crataegi), ils se rassemblent ainsi en dortoirs pendant la nuit .















par Claire Felloni publié dans : Illustration communauté : La nature et ses secrets
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Samedi 29 mars 2008

Pour cet ouvrage, j'ai peint au Brou de Noix. C'est une technique peu utilisée en illustration puisque le brou de noix n'est pas indélébile, ce qui peut occasionner de mauvaises surprises sur les originaux, la moindre goutte d'eau même épongée très vite laisse un vide sidéral sur le dessin. Mais la belle couleur chaude du lavis me séduit, et pour des dessins sur le terrain , cette possibilité de 'repentirs' peut s'avérer bien souple d'emploi et libérer plus l'expression. On emploie classiquement le bambou, mais j'aime beaucoup le trait que je peux obtenir avec mon pinceau fin de Martre.
Une série des rubriques à illustrer concernait les diverses traces qu'on peut déceler sur les végétaux, dues à des causes naturelles comme ici, des conditions météorologiques sur des arbres.


Je me suis servi comme documentation,de photos que j'avais prises sur place, lors de mes promenades naturalistes.
Le port 'en drapeau' des arbres sur le littoral est bien caractéristique en Bretagne et sur les côtes exposées au vent de Noroit. J'ai vu ce pin tout couché sur la côte du Norfolk, non loin de la réserve ornithologique de Titchwell. On peut constater que côté mer du Nord, les branches sont presque dénudées.


L'autre arbre est un Mélèze, qui poussait sur le versant Nord du Mont Ventoux ; à la base le tronc forme une crosse, à force, jeune, d'avoir été couché par la neige pendant tout l'hiver.



Pour obtenir un trait bien sombre, on peut sortir du brou de noix à l'avance et le laisser se concentrer un peu dans une coupelle ou même sècher complètement et s'en servir ensuite comme d'une pastille d'aquarelle.



















L'almanach des fleurs sauvages est un ouvrage collectif qui illustre la nature sous l'angle de la flore de France, mois par mois à travers de nombreuses rubriques, il contient aussi beaucoup de belles photos. C'est une coédition de mon éditeur habituel : Delachaux et Niestlé avec le magazine : Terre sauvage. 
Voici le site où vous pourrez le commander:
http://www.delachauxetniestle.com   




par Claire Felloni publié dans : Illustration communauté : Carnets-de-voyages
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Vendredi 21 mars 2008

Androcée :

C’est l’ensemble des étamines, autrement dit l’organe mâle de reproduction de la fleur. Suivant les familles, cet androcée peut se présenter de façon variable. Le cas de figure le plus classique (et l'organisation la plus primitive) est une disposition circulaire d’étamines nombreuses et libres autour du gynécée. Dans ce cas, la disposition peut être:

pavot-copie-1.jpg

- spiralée ( ex : les Anémones, les Pivoines, les Magnolias ) ce sont les espèces les plus archaïques.

- cyclique : ici, le Pavot : les étamines, nombreuses, qui semblent peu organisées, sont pourtant disposées en verticilles.

 

Dans les fleurs plus évoluées, la disposition est toujours cyclique, les étamines sont moins nombreuses, leur nombre devient constant, elles s'organisent suivant une disposition caractéristique selon chaque famille.

 

 

 

Chez les Malvacées, l’androcée est monadelphe : les filets d’étamines fusionnent sur une partie (ceci peut être observé sur la fleur jaune du Frémontodendron) ou sur toute la hauteur formant une colonne centrale portant à son sommet un bouquet serré d’anthères, exemple: la Guimauve.

fremontodendron.jpgguimauve-2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






Chez les Gentianes et dans tous les fleurons des Composées comme le pissenlit, la disposition de l’androcée est synanthérée : les filets d’étamines restent libres mais ce sont les 4 anthères qui fusionnent en formant un manchon autour du pistil (je n'ai rien à montrer...).

Les anthères sont parfois un peu cachées dans le tube floral pour qu’un insecte s’y frotte, parfois, elles prennent toute la vedette, notamment dans les chatons des arbres quand c’est le vent, grand gaspilleur de pollen qui doit assurer la pollinisation.

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Les espèces monoïques comme le Saule, présentent des chatons mâles, qui sont en fait des épis formés de petites fleurs mâles sans pétales: des androcées très rudimentaires comportant seulement deux étamines collées sur un petit réceptacle, séparés par des écailles très soyeuses.




parrotiedeperse-copie-1.jpgAnthère :

C’est la partie terminale fertile de l’étamine portée par le filet (le pied de l’étamine).

 Dans le cas le plus fréquent, chaque anthère comprend deux loges distinctes (les thèques), enflées, contenant chacune deux petits amas de pollen, le filet de l’étamine s’insère au milieu et les deux loges de l’anthère, à maturité, se fendent sur la longueur selon une ligne de fragilité (une ligne de déhiscence) ; le sac se retourne alors comme une pelure sèche, libérant le pollen. Cette étape dans la floraison permet de bien voir si une fleur se trouve en début ou en fin de floraison. Il arrive cependant qu’au bout du filet, on ne trouve qu’une seule thèque, ou que les thèques s’ouvrent par le haut comme des petites boites.

 

Avec cette exemple de la Parrotie de Perse, on peut voir l’intérêt des anthères du point de vue ornemental puisque certaines espèces sans pétales attirent le regard par leur androcée uniquement.

 

par Claire Felloni publié dans : Mots de Bota communauté : Le Chemin des orties
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Samedi 15 mars 2008

 

En principe, l'aquarelle botanique s'accomode comme fond du blanc du papier et l'accent est mis sur la précision de la description botanique; c'est pourquoi je choisis le beau papier satiné d'Arches dont la teinte légèrement crème met bien en valeur des études précises à l'aquarelle. Si, toutefois, on désire changer d'atmosphère, peindre une aquarelle toute en couleur en posant un fond animé dans l'humide, on peut choisir un autre papier moins lisse. Sans aller jusqu'à opter pour un papier torchon qui convient mieux à de plus grands formats, je me suis décidée pour le papier aquarelle Sennelier, 300gr, grain fin et j'ai décidé d'utiliser des pigments qui granulent comme l'Outremer, réputé pour cet effet. Si vous souhaitez que les pigments accusent la trame légère du papier en se déposant davantage dans les creux, il vaut mieux éviter les pigments organiques de synthèse, c'est à dire toutes les couleurs à la phtalocyanine, à la quinacridone, etc... car elles teintent le papier assez uniformément . Préférez-leur les pigments d'origine minérale : j'ai  marié le Rouge de Cadmium à l'Outremer (1 et 2) et apporté dans l'humide le mélange 3 (Sépia +le même rouge).
Pour que du pigment se dépose dans les creux, il est indispensable de travailler sur une surface mouillée à l'eau pure.Voyez à gauche un glacis dégradé posé après coup sur le fond sec pour stabiliser un peu l'ensemble, C'est la même couleur (2) qui est posée pourtant, mais un glacis sèche très vite et ne granule donc pas.

hellebororientalaulne-1.jpg

Sur ce genre de sujet, la difficulté, c'est de détourer à l'eau pure ou très légèrement teintée, toutes les parties du sujet qui ne pourraient pas être peintes en surimpression sur le fond : ici, par exemple, le verre qui renvoie des éclats blancs, les chatons montrant du pollen, les trois fleurs d'Hellébore doivent être réservés en papier sec; mais les strobiles d'aulne(les petites pommes), les chatons fermés et les parties de branchages passant devant le fond pourront être peintes plus tard en glacis sur le fond. On peut réfléchir au prélable à sa composition en fonction de ces contraintes. Il est préférable d'avoir tendu sa feuille auparavant, pour éviter que le papier gondole trop, ou d'utiliser un bloc de feuilles encollées. Pensez aussi à pencher un peu la planche ou le bloc et  commencez à faire fuser les couleurs par le haut, en prenant soin à la fin d'éliminer le surplus de liquide en bas de la feuille.
hellebaulne-11.jpg    hellebaulne-12.jpg













L' hellébore rose est une Rose de Carême (helleborus orientalis), il vaut mieux la peindre d'abord et l'orienter 'tête en l'air' comme dans ce petit essai sans fond. En la disposant un peu de trois-quart, on voit mieux la couronne des nectaires, verts, à la base du faisceau des étamines. L'ellipse de cette couronne est décalée par rapport à celle,plus haute et théorique, formée par les anthères qu'il faut conserver en papier sec quand on pose la couleur sur les pétales qui sont derrière.

hellebaulne-22.jpg   hellebaulne-13-copie-2.jpg






















undefinedJ'avais réalisé l'an dernier pour le cours un autre bouquet avec un fond animé dans l'humide, en cliquant sur la vignette vous le verrez en plus grand dans la page fixe : Bouquets.
par Claire Felloni publié dans : Petites leçons communauté : La nature et ses secrets
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