Présentation

  • : aquarelle-bota-clairefelloni
  • aquarelle-bota-clairefelloni
  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Me contacter

cf4.jpg
Que vous soyez intéressé par les petites leçons d'aquarelle botanique, par les cours eux-mêmes ou les stages à venir, ou par l'aspect " illustrations naturalistes", je vous invite, si vous le souhaitez, à prendre contact avec moi sur ma messagerie:                 c.felloni@wanadoo.fr

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 11:45

Presque toutes les baies qui figurent dans mon agencement proviennent d'espèces ornementales. Seul le Fusain d’Europe se rencontre dans nos haies sauvages, ce sont les baies rose isolées sur la gauche ( Euonymus europaeus porte quantité de noms vernaculaires amusants « Bonnet  carré, Bonnet de Prêtre, Bonnet d’Evêque, Bois carré » et j’en passe… ). Il libère quatre graines orange vif, tout comme l’autre Fusain pendant au premier plan qui serait du  Fusain ailé, mais je ne trouve pas beaucoup de renseignements complémentaires sur ses fruits blancs (peut-être vont-ils rosir ?), ma commune l’a planté en différents endroits ...

 Dressée à l’arrière du bouquet, se trouve une Symphorine ornementale ( Symphoricarpos sp.) qui au lieu de rester toute blanche , comme celle que l’on trouve naturalisée en campagne, se pare sur la face ensoleillée de la baie de belles marbrures magenta.

Au cœur de  l’agencement, pour meubler, on trouve des petites pommes d’ornement et des cynorrhodons d’Eglantiers. Il me reste à citer un Cotonéaster et une espèce non identifiée que j’ai improprement nommée le Poivrier, et dont une portion de la feuille s’étale à droite car c’est une feuille très composée.
Il porte de grandes grappes aériennes mais fournies de petites baies de couleur rose-saumonée dont nous n’avons prélevé que de petits bouquets.


Si l'un de vous peut m'orienter  sur le nom de cet arbuste, ce serait bien ! Tiens pour la peine, je lui enverrai un .pdf imprimable de l'aquarelle !


J’ai choisi de ne pas figurer de vase, l’aquarelle est censée faire un pendant avec une autre dans le même esprit « Houx panaché, gui et lichens » proposée l’hiver dernier ( 21ème petite leçon) et viendra s’ajouter à ma série « Pas de pot », colonne de gauche du blog.  


















Pour ces week-ends d’atelier, je ne prépare pas de palette de couleur, car nous avons le temps de faire différentes recherches en partant des couleurs dont  chacun dispose dans sa boite.

Par contre, je peux vous montrer ces petits essais sur les différents éléments de notre bouquet.






Le premier week-end d'atelier était consacré aux coloquintes et le prochain s’intéressera aux fruits exotiques.

Par Claire Felloni - Publié dans : Petites leçons - Communauté : La nature nous surprend
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /2009 15:01

Pour cette « 38ème petite leçon » d'aquarelle botanique, nous avons pu bénéficier de la floraison tardive des Abutilons du terrain de culture de la SHS. Tous les ans, au Jardin des Plantes du Mans, les jardiniers installent cette intéressante variété dans le jardin français, parmi d’autres espèces au feuillage chamarré, pour meubler les plates bandes en été, au pied des rosiers tiges.


 
Il existe de nombreuses variétés de l’  Abutilon x hybridum, mais celle-ci, avec son feuillage bariolé de jaune, présente un vrai défi pour l’Aquarelliste !

On peut reconnaître, en observant la fleur de plus près, une vraie similitude de forme avec nos Mauves, Guimauves, Roses trémières ou encore avec les Hibiscus, car ce sont toutes des Malvacées :
- Une corolle en cloche à cinq pétales enroulés en vrille dans le bouton et en fin de floraison.
- Les étamines sont soudées, formant une colonne avec le bouquet d’anthères à l’extrémité.


La couleur de fond du feuillage est plus jaune sur les jeunes feuille du sommet de la plante et plus crème à la base.
Pour peindre les feuilles marbrées, il s’agit de mettre au point une technique rapide, la pose des touches vertes en glacis peut se faire le pinceau un peu oblique et en s’appuyant sur un tracé léger des nervures car les petites taches sont perpendiculaires aux nervures. Afin que l’œil arrive à percevoir une feuille devant l’autre, on a intérêt à rester plus léger pour les feuilles de second plan, et, à l’inverse,  à contraster celles du premier plan.


La fleur donne en effet final une couleur saumonée mais pour la nuance de fond de la corolle j’ai quand même posé sur fond humide, trois couleurs un peu différentes, un rose, un jaune d’or et un orangé.

Je n’ai pas tout à fait fini la planche : le bouton de droite n’est pas assez contrasté ; la feuille en haut à droite n’est pas terminée non plus et la coupe aurait gagné à figurer en couleur !

Vous pouvez  consulter 37 autres "Petites leçons" d'Aquarelle botanique en cliquant sur la catégorie du même nom, colonne de gauche du blog.

Par Claire Felloni - Publié dans : Petites leçons - Communauté : La nature et ses secrets
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 14:21

Pour cette 37ème « Petite Leçon » nous avons encore pu profiter de la production de la Société d’Horticulture de la Sarthe puisque le Cognassier du terrain de culture croulait sous les fruits. J’ai disposé les fruits en une nature morte ; celui qui porte des feuilles est un peu masqué par elles, je l’ai donc laissé un peu en arrière et placé un autre fruit bien visible devant. Pour alléger cette composition un peu massive j’ai placé un petit bouquet de fruits d’Aubépine qu’on appelle des cenelles.



Le Cognassier (Cydonia oblonga) porte des feuilles très tomenteuses au revers.
Le fruit lui-même présente un aspect velouté de surface qui disparait par endroit là où il a été frotté. Comment traduire à l’aquarelle cet aspect très particulier ? Le velours de surface devient très visible sur le pourtour du fruit puisqu’il est vu  de profil alors que devant, le regard plongeant droit, perçoit mieux la belle couleur sous-jacente, jaune d’or, du coing. C’est pourquoi  j’ai choisi de faire fuser le Cadmium Yellow pale sur un fond humide légèrement teinté d’un mélange de Gris de Davy et de Terre de Sienne brûlée, qui reste plus présent en périphérie du coing. Ce premier jus  est posé sur la surface du fruit mouillée à l’eau pure.
 

Pour le revers des feuilles, le choix des couleurs est important aussi : le jaune de Naples et le vert Oxyde de Chrome sont des pigments opaques. Très dilués d’eau ils donneront bien l’effet un peu argenté du au tomentum.                                                  



A propos des
cenelles d’Aubépine
, je vous rappelle que le vrai Cramoisi d’Alizarine (Alizarin crimson) permet lorsqu’il est bien concentré de foncer un carmin sans l’attrister, ce qui n’est pas du tout le cas de l’imitation (Permanent Alizarin crimson) car cette dernière à la quinacridone, n’a qu’une faible amplitude de valeur à nous offrir. 
Voici la palette des couleurs utilisées.



Nous avions peint les fleurs à une autre occasion. Elles sont très belles, grandes, avec des reflets un peu rose-mauve.
Pour mémoire je vous remontre ce sujet. 

Ce blog a déjà au compteur plus de 45000 visiteurs uniques (rarement moins de 100 par jour). En moyenne, chacun de vous consulte 3,5 pages lors d'une visite, en clair:  vous n'êtes pas tant que ça à zapper aussitôt; ce qui me fait bien plaisir et m'incite à continuer...

Par Claire Felloni - Publié dans : Petites leçons - Communauté : Ecriture et culture
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 18:06

Notre stage aquarelle « Spécial Pomologie » s’est déroulé dans les derniers jours d’Octobre.

Nous disposions de modèles variés fournis par l’Association des Croqueurs de Pommes (Section Maine-Perche) que je  remercie bien.


 

La planche de Pomologie privilégie la représentation du fruit, les fleurs de pommiers, de poiriers sont considérées toujours semblables et figurent rarement. Pour ces aquarelles, souvent réalisées en hiver, il faudrait attendre la saison pour ajouter un bouquet floral sur la planche. Même les feuilles sont peu étudiées en détail pour les mêmes raisons : elles sont souvent tombées où flétries au moment de peindre. Elles peuvent être évoquées au crayon, mais l’accent sera mis sur le rendu du rameau.

Une ou deux vues de profil et une coupe longitudinale, parfois aussi une coupe transversale à mi-hauteur, voilà l’essentiel à mettre en valeur sur la planche.











La coupe
 : il faut la réaliser en dernier, poser le jus très peu coloré ( souvent : un soupçon de Jaune de Naples dans beaucoup d’eau)  sur la surface mouillée à l’eau pure et faire cela aussitôt, avant que la coupe ne s’oxyde à l’air !


Ont été confiées à nos pinceaux au moins :

 

 - 4 variétés de pommes : Reinette d’Osnabruck, Cramoisie de Gascogne, Gros Locard, Blanc de Fresnoy
         
- 7 variétés de poires : Beurré Lebrun, Alexandrine Douillard, Beurré d’Hardempont, Comtesse de Paris, Beurré d’Amanlis , Bergamotte Esperen et la fameuse Poire de Curé pour laquelle j’avais choisi de composer une planche dans l’esprit des gravures qui illustrent « Le Jardin Fruitier du Muséum » de Joseph Decaisne édité en 1861. Les planches originales de cet ouvrage étaient des aquarelles d’Alfred Riocreux. Au bureau-bibliothèque de notre Société d’Horticulture de la Sarthe, qui est aussi le lieu du stage, nous avons la chance de pouvoir consulter les tomes consacrés aux poires, nous y avons d’ailleurs retrouvé certaines des variétés ci-dessus !

 
























En Février, au 1er Mai, à la Toussaint se déroulent des stages d'atelier de 4 jours.

    Février 2010:  
-  du 17 au 20/2
(complet)
-  du 24 au 27/2 (3 inscriptions)
   1er Mai: du 28/4 au 1/5 (5 inscriptions)
Je propose un calendrier de dates pour des Week-ends d'atelier (du Samedi 10 heures au  Dimanche 17 heures), à raison d'un par mois mais me réserve d'annuler 15 jours auparavant s'il n'y a pas au moins 4 participants: 
- 
28-29 Novembre (5 inscrits) 
-  12-13 Décembre (7 inscrits)

-  23-24 Janvier
-  6-7 Février
-  27-28 Mars
-  10-11 Avril

-  29-30 Mai (en extérieur)
-  26-27 Juin (en ext.)

Par Claire Felloni - Publié dans : Petites leçons - Communauté : 100% Aquarelle
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 18:03
Je vous ai préparé une petite fricassée de Papillons, en attendant de vous donner un compte-rendu de notre stage aquarelle de Pomologie pour lequel j'attends encore quelques photos d'ambiance.
Ce sera aussi une manière de renouer avec ma catégorie "Illustration"; vous pouvez y consulter d'autres articles sur les insectes. Les aquarelles de cet article ont été peintes pour les Guides Gallimard et pour "Les Chemins de la Nature", une série d'écoguides des éditions Nathan.


                   
Ce serait une idée à creuser d'organiser un stage sur le thème de l'aquarelle d'Insectes, mais il faudrait accepter l'idée de travailler d'après photos. Je dispose de beaucoup de photos de terrain et de documentation (guides de détermination) pour les Papillons, les Libellules, les Sauterelles et les Criquets.
Il s'agirait donc plutôt d'un stage ou d'un week-end d'atelier d'hiver. 
Si ce projet vous intéresse, vous pouvez me laisser un com...





Sur cette pelouse du Quercy, il s'agit surement de l'Azuré du Thym ( J'ai perdu la légende) qui butine du serpolet et au dessus figurent les grandes corolles bleues du Lin de Narbonne. 














La Belle-Dame ou Vanesse des Chardons est un papillon migrateur et certaines années comme nous avons pu le constater cet été 2009, elle est omniprésente.




 






 





Le Thécla de la Ronce est
commun dans toute la France, mais dans le Midi, il faut prendre garde de ne pas le confondre avec le Thécla de l’Arbousier qui lui aussi possède le revers des ailes vert fluo.



















Voici le Damier de l’Alchémille, un papillon d’altitude. Les Damiers sont difficiles à reconnaître, surtout les femelles, mais celui-ci se reconnait aussitôt par ses couleurs particulières.

 

Le Petit Sylvandre est moins strictement montagnard que le Damier de l’Alchémille. Il existe trois espèces de Sylvandres plus des espèces qui  leur ressemblent comme les Agrestes, les Coronides. Ces papillons possèdent tous des revers d’ailes chamarrés de blanc, ocres et bruns et il faut avoir l’œil pour les différencier !

Par Claire Felloni - Publié dans : Illustration - Communauté : La nature et ses secrets
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés