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  • : aquarelle-bota-clairefelloni
  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon activité d'animation de stages d'aquarelle botanique, de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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Pivoines de Sourches

Pour acquérir un print numéroté et signé de mes aquarelles de Pivoine du Château de Sourches, cliquez  là 

 

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Les clés usb: cliquez
9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 19:10

Cet article sera un petit compte rendu du stage d’aquarelle botanique qui s’est déroulé le week-end dernier à l’Arboretum de la Sédelle, stage bien séduisant par son thème puisque nous disposions d’un très beau choix de roses fourni par Nadine Maumy dont le jardin proche de l’arboretum est un vrai paradis de roses !

 Je vous engage d’ailleurs à le visiter sur sa page facebook, c’est le Jardin des Gargalhous : https://www.facebook.com/Les-Gargalhous-693114320715925/

Un choix de roses du jardin des Gargalhous

Un choix de roses du jardin des Gargalhous

A peu près épargnés par les orages, nous avons passé un week-end très studieux  et je vous poste juste des bouts d’essais que j’ai peints pour montrer la démarche à mes stagiaires dont certains étaient débutants en aquarelle.

Ce sont de toutes petites choses : des pétales isolés et des feuilles de roses... 

Voici une ébauche des glacis pour peindre une rose bien fournie en pétales en partant de l’ensemble de la fleur d’abord un peu nuancé dans l’humide.

C'est aussi l'occasion de vous montrer cette étude d'une rose peinte au Mans, mais là, avec quelques recherches de couleurs!

C'est aussi l'occasion de vous montrer cette étude d'une rose peinte au Mans, mais là, avec quelques recherches de couleurs!

J’ai repiqué ces photos d’ambiance de Nell Wanty de l’Arboretum car avec mes 10 stagiaires je n’ai guère eu le temps d’en prendre moi-même !

Voici la page facebook de l’Arboretum, à visiter sans faute si vous passez dans la région !

https://www.facebook.com/ArboretumSedelle/

 

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29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 19:19

Me voilà repartie sur les pivoines et une fois n’est pas coutume, ma première planche sera consacrée à une espèce botanique en fleur en ce moment au Château de Sourches. Les pivoines botaniques herbacées fleurissent plus tôt en général mais cette année un peu plus tard que d’ordinaire, ce qui fait bien mon affaire, il paraît que cette pivoine a besoin d’un hiver froid et pluvieux, elle a donc été servie et c’est peut-être pourquoi elle est bien fournie cette année dans la collection du conservatoire de la pivoine de Sourches!

 

Paeonia tenuifolia, au feuillage tout lacinié est originaire d’Europe centrale et du Caucase. Ce n’est pas une très haute espèce, la boule qu’elle forme ne dépasse pas 60 cm et les fleurs forment des coupes assez fermées d’environ 8 cm de diamètre. Les tiges sont abondamment feuillées presque jusque sous la fleur, ce qui donne l’effet d’une boule verte plumeuse piquée de corolles rouge vif, c’est charmant ! Son nom classique est Pivoine à feuilles menues, Redouté l’appelle Pivoine à feuilles linaires… mais elle est parfois nommées Pivoine Adonis ou Goutte de sang et pour qui connait cette petite plante messicole devenue très rare (l’Adonis Goutte de sang), la convergence de forme est en effet frappante… sauf que l’Adonis est bien plus petit ! 

 

Pour ma part, j’ai tenté dans mon étude sur le terrain, de prendre en note la couleur de celles de Sourches, elles sont magnifiques au soleil mais une lumière un peu plus douce convient mieux pour une représentation claire des formes aussi bien pour la corolle que pour le feuillage, qui au soleil, compliqué par les ombres portées deviendrait illisible !

Pour les aquarellistes : Dans mes essais j’utilise deux nouvelles couleurs, le rouge quinacridone de Winsor et Newton (548) et la Laque carminée de Sennelier (688) tout en commençant par le rose permanent habituel car sur le bord des pétales il existe un rose assez frais. Je reste fidèle à mon vrai cramoisi d’Alizarine (le 004 chez Winsor et Newton) car le 466, une imitation à la quinacridone, n’est pas capable de donner des tons aussi foncés en le concentrant. J’arrive à poser très localement un rouge grenat sombre en mélangeant cramoisi d’alizarine et magenta permanent (489 chez WN) et en concentrant la couleur.

Paeonia tenuifolia à Sourches

Paeonia tenuifolia à Sourches

 

 

 

 

 

 

Il y a longtemps qu’on connait Paeonia tenuifolia dans les jardins des amateurs et les gravures représentant cette pivoine ne sont pas rares, la version de Pierre-Joseph Redouté donne bien l’effet de coupe mais son feuillage me semble un peu maigre et froid en nuance car le feuillage de de Paeonia tenuifolia est d’un vert très gai.

 

 

 

 

 

 

Je vous rappelle le lien sur la Collection de pivoines du château de Sourches où très bientôt vous pourrez admirer ces beautés de visu :

http://www.chateaudesourches.com/conservatoire-de-la-pivoine/

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28 décembre 2017 4 28 /12 /décembre /2017 18:19

Cette aquarelle d’une lisière de champ au printemps montre au loin un tracteur et un peu de fumée. Il n’est pas mauvais qu’un petit détail même minime rende une aquarelle d’arbre plus vivante ! J’ai été séduite par une lumière matinale qui réveillait les couleurs et par le contraste entre les frondaisons dorées éclairées de la droite et la partie de l’arbre dans l’ombre à gauche plus graphique. J’ai choisi un papier de Daler-Rowney, « The Langton prestige » 300gr, dit grain fin mais ce grain est déjà assez prononcé.

Cliquez dessus pour la voir en plus grand!

Cliquez dessus pour la voir en plus grand!

Je suis en train de rédiger un Pdf « Arbres » qui sera ajouté à ma collection de sujets à copier au choix sur une clé USB. D’une bonne douzaine de pages, assez généraliste, il abordera dans une première partie la construction et le dessin, puis détaillera l’aquarelle montrée ici plus en détail et reviendra sur d’autres sujets couleurs pour mettre en lumière des points particuliers. Evidemment, un sujet aussi vaste ne peut pas être résumé aussi vite, la silhouette d’un feuillu diffèrent fortement de celle d’un conifère, le traitement du feuillage également, mais il y a pourtant des généralités à dire qui permettront ensuite plus rapidement d’explorer des pistes variées selon les essences à représenter.

 Le choix d’un individu en fonction aussi de son histoire qui se reflète souvent sur sa silhouette, le choix en fonction de son entourage le mettant plus ou moins en valeur, le choix de la saison, le choix de la technique utilisée (mine de plomb, sanguine, lavis d’encre de chine ou aquarelle sont évoqués dans ce pdf)) ; tous ces choix doivent être soupesés avant de passer à l’action !

Que cette image en tout cas me serve de carte de vœux ! Je vous souhaite à tous de finir agréablement cette période de fêtes et d’aborder 2018 avec panache ! (ce panache pourrait être un pinceau, par exemple…)

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 15:43

Je suis pour le moment sur une planche de Pivoine dont l’harmonie colorée est un peu délicate à rendre sur du papier blanc ! Elle présente au cœur une sorte de gros pompon jaune et sur le pourtour de la corolle des grands pétales blancs à peine lavés de rose par endroits.

Etude préparatoire pour "Primevère"

Etude préparatoire pour "Primevère"

Cette pivoine se nomme « Primevère », c’est une obtention française de 1907 par Lemoine.

Le charme de cette variété réside dans ce cœur touffu composé de nombreux pétales en languettes d’un jaune assez pâle qui se complique par la présence intercalée de quelques pétales plus grands en boucles blanches. On voit à peine les carpelles vert clair au centre. Il convient d’éviter de salir ces belles couleurs pâles en posant les glacis qui donneront le volume.

Je suis partie pour le pompon, du jaune Auréoline additionné d’Outremer et très éclairci d’eau (2), avec la possibilité d’ajouter très peu de Magenta permanent pour que les ombres plus soutenues ne virent pas trop au verdâtre(3).

D’autre part pour les pétales blancs du tour, j’ai choisi comme base un mélange que j’aime bien de Bleu de Cobalt plus Rouge indien très dilué : la couleur obtenue varie d’un  gris bleuté à un gris rosé (5) et (6). Un apport très mesuré de vermillon français accentue par endroits les reflets rosés. Pour le rosé, 8 est possible aussi (Rouge indien+ Auréoline).

Comme vous pourrez peut-être le comprendre sur ma palette d’essai (assez confuse), les deux mélanges de base (2) plus (5) ou (6) donnent en mélange toute une gamme de gris très clairs (7 et 7’).

 

Après ces notes de terrain prises en mai de cette année, je vous montre deux photos de la planche en cours de fabrication, d’abord les premières étapes sur la corolle. Pour le bouton et tout le feuillage, j’ai davantage avancé dans la pose des glacis. Je préfère finir par le modelé dans la fleur lorsque sur le tour les contrastes  sont bien établis.

 

Le bouton prêt à s'ouvrir est plus rose

Le bouton prêt à s'ouvrir est plus rose

Bien sûr cette pivoine fera partie de la collection 2017 du conservatoire de la Pivoine du Château de Sourches !

Voici le lien sur la boutique: 

http://www.chateaudesourches.com/boutique/aquarelles/

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 22:26

Voici un petit ensemble de porcelaines tigres, vous connaissez déjà l’une d’elle, aussi cette fois, je vous parlerai plutôt de la jeune porcelaine couleur miel.

La porcelaine tigre sous toutes les coutures!

La porcelaine tigre sous toutes les coutures!

Première étape, avant les glacis

Première étape, avant les glacis

Vous pouvez noter la fenêtre de papier sec réservée à droite pour ménager un éclat de lumière pure. C’est d’abord la Terre de Sienne brûlée qui fuse par endroit dans un fond de New Gamboge, sauf à droite où c’est plutôt le mélange habituel 1 de Rouge indien + Bleu de cobalt qui me sert souvent sur les parties blanches. Les points marrons sont posés avec 3 en fin de course, on sent qu’ils ne fusaient plus ou presque plus. Les glacis posés ensuite  sont à l’Or quinacridone mais si vous n’en disposez pas un peu de Terre de sienne brûlée en mélange dans du New Gamboge (nouvelle gomme gutte) bien concentré fera le même effet ! J’ai eu envie de tester un mélange de complémentaires à ma façon en apportant un petit peu de violet Winsor dans l’Or quinacridone car je cherche toujours à rester dans la gamme du sujet donc à éviter l’usage du noir ou du gris de Davy pour ombrer des sujets lumineux.

Je propose dans un pdf coquillages que j’ajoute maintenant dans ma liste pour les clés usb un texte sur 10 pages, consacré plus particulièrement à trois coquillages bien connus des collectionneurs, la Porcelaine bossue (Mauritia mauritania), un Lambis et le Casque gueule de taureau (Cypraecassis rufa), les trois sujets sont illustrés par les images qui sont jointes dans un dossier à part en haute définition avec des photos d’étape et les palettes des mélanges comme d’habitude. A la fin de ce pdf, j’ai ajouté ce que j’ai écrit là et dans un précédent post (voir là) sur les porcelaines tigres.

Il y aura un stage de week-end au Mans dans la Salle du Jardin des Plantes les 11 et 12 Novembre 2017 sur le thème du Cabinet de curiosités qui est toujours assez orienté coquillages mais pas que ! des minéraux, des fossiles, des coraux  ou des plumes et toute production « non périssable » de la nature.

Le stage de Pomologie habituel du 1er Novembre a été annulé (Salle non disponible).

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 17:19

C’est une planche qui m’a été commandée par un particulier et que je réalise d’après les notes prises l’an dernier un peu plus tard en saison.

Cette pivoine, « Georges Paul » ou « Souvenir d’Adrien Sénéclauze », est très particulière de couleur et je crains que la vision donnée ici ne soit pas vraiment fidèle à la réalité car le mauve-magenta est toujours délicat à rendre en photo ; c’est pourquoi j’avais bien cherché in situ (à Sourches, voir à ce propos ce lien sur mes "Brouillons de pivoines" de l'an dernier), ma gamme de couleur de base et de glacis pour rendre ces nuances. Le magenta est encore plus soutenu dans le bouton ; une couleur de Winsor et Newton m’a été très utile, le magenta permanent qu’il est bien difficile de fabriquer même en ajoutant un peu de bleu dans du magenta quinacridone! Dans les couleurs qui figurent sur ma palette, quelques-unes viennent de chez Sennelier (la laque carminée, le vert véronèse et le vermillon français) les autres sont des Winsor et Newton.

 

Le violet de cobalt m’a beaucoup aidée pour les glacis, mais il n’est pas souhaitable de commencer dans le mouillé avec lui car il n’est pas solide en sous-couche et de plus il granule beaucoup employé dans le mouillé. Le magenta quinacridone était finalement la couleur la plus adaptée pour commencer mais en le diluant grandement d’eau, car il teinte bien le papier et il n’est pas facile de l’éclaircir !

Voici donc une vue d’ensemble de l’état des travaux, puis ci-dessous, un détail de la fleur de profil qui montre ce qui est mis en place dans le mouillé de chaque pétale, avant les glacis. Le feuillage est plus avancé mais j’attends pour le terminer d’avoir presque terminé les fleurs.

Avant les glacis

Avant les glacis

Les nombreuses photos (plus de 200 pour cette pivoine !), prises sous tous les angles possibles au moment de la floraison me sont surtout utiles pour la composition générale de la planche que je crayonne pour commencer sur un grand calque en prenant une fleur par ci, et par là une feuille dont les folioles s’orientent comme il me convient.

Je finis ainsi par composer un ensemble qui me semble cohérent du point de vue botanique et agréable dans sa composition et j’ai tout mon temps pour réaliser la planche. Dans la masse des photos prises, il y a de quoi observer à loisir les détails botaniques caractérisant chaque variété.

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 23:01

Peindre des coquillages est devenu un intérêt majeur pour moi !

Ce que nous appelons coquillage, c’est la coquille, isolée du mollusque qui s’y trouve. La coquille des mollusques est constituée d’aragonite (une sorte de carbonate de calcium) et de matière organique secrétés par le manteau du mollusque ; on parle à ce propos de biominéral. La nacre fait partie des biominéraux ; il y en aurait 17 différents synthétisés par les mollusques.

La coquille est formée de trois couches différentes. Deux couches externes sont sécrétées par le bord du manteau. La plus en surface est le périostracum, il est plus ou moins visible et manque souvent en fait ! Il s’use sur les parties les plus anciennes, se présente souvent comme une couche fine cornée, jaunâtre ou brunâtre, il recouvre l’ostracum qui est la partie centrale minéralisée de la coquille. La couche la plus interne, l’hypostracum, se dépose à partir de toute la surface du manteau et assure la croissance en épaisseur uniforme. Elle présente un aspect nacré ou émaillé.

Sur la moule barbue, ci-contre on peut apprécier la différence de texture entre le périostracum (assez particulier dans ce cas), en haut et l’hypostracum nacré en bas !

Pendant le stage cabinet de curiosités, j’ai eu l’occasion de faire des démonstrations au sujet de la nacre et j’ai pu constater à quel point les couleurs variaient selon l’éclairage ! En effet, c'est l’organisation en couches des cristaux d'aragonite et de la conchyoline qui est responsable de l'aspect irisé de la nacre. Il faut bien réaliser que les couleurs perçues pour la nacre ne sont pas des « couleurs propres » dues à des pigments colorés mais dépendent de combinaisons d’indices de réfraction: c’est-à-dire qu’elles peuvent varier énormément selon la lumière ambiante et l’angle selon lequel vous observez votre sujet ! Il faut donc tenter différentes dispositions pour choisir celle qui vous plait le plus et éviter ensuite de brutaux changements d’éclairage.

Chez les porcelaines, pas de périostracum car le manteau du mollusque recouvre toute la coquille, c’est pourquoi elles sont comme émaillées en surface. Sur la bête vivante, le manteau remonte de chaque côté et ses 2 parties se rejoignent sur le milieu du dos et de fait, il existe souvent une ligne de couleur différente là. La spirale existe et on la verrait si on coupait la coquille mais elle est involutée.

 

Je vous poste ici la palette des couleurs et les 2 premières étapes du travail, l'état final est ci-dessus. Sur le premier état j’ai fait fuser le gris bleuté en premier lieu, la ligne jaune au milieu du dos puis les taches de Terre de Sienne + sépia qui sont déjà presque nettes, mais je suis revenue en glacis pour l’étape 2 avec les mêmes couleurs. Posé rapidement par-dessus les taches brunes, le gris bleuté ne les redilue pas. Dans la version finale, je suis revenue avec des touches de sépia pur au centre des taches mais sans les recouvrir totalement. Le gris bleuté et le gris mauve sont à base d’un mélange de Rouge indien (qui est un oxyde de fer) et de Bleu de Cobalt. J’aime beaucoup ce mélange pour ombrer le blanc.

1ère étape dans le mouillé

1ère étape dans le mouillé

2ème étape: les premiers glacis (photos prises avec le smartphone: il y a du fond!)

2ème étape: les premiers glacis (photos prises avec le smartphone: il y a du fond!)

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 19:44

Sur mes clés usb, je propose 2 nouveaux sujets et je n’attends pas pour vous en faire part, vu que c’est bientôt Noël !

On peut me demander de les ajouter sur un clé 1 ou 2 (la clé passe alors à 30 €), ou bien me composer une liste de 10 sujets à la carte comme annoncé précédemment.

Le premier de ces sujets supplémentaires est généraliste, il ne propose pas un sujet précis à traiter de A à Z, car il est consacré uniquement au rendu à l’aquarelle du feuillage. Le Pdf se développe sur 9 pages et évoque toutes sortes de verts de nos palettes.

Le second, et vous ne serez pas surpris, se nomme « Pivoines simples, pivoines doubles », sur 7 pages, il prend d’abord le sujet d’une pivoine simple : « Flame »,  qu’on trouve assez tard en saison en bouquets de fleuriste. La pivoine double qui suit est une lactiflora de fleuriste également, probablement « Alexander Fleming ». Pour celle-là, j’avais utilisé avec beaucoup de plaisir le vrai rose de garance de chez Winsor et Newton (Rose madder genuine, n°587), mais je propose une alternative !

Cette Garance rose véritable, d’un rose très doux est magnifique, la couleur ne pénètre pas dans le papier avec la même violence que le rose permanent. Si vous observez le code du pigment : NR9, cela signifie pigment naturel de rouge. Je crois bien que depuis la disparition de la vraie Gomme-gutte, et du Carmin vrai à la cochenille, on ne trouve plus d’autres pigments d’origine naturelle. Pour ce rose, c’est bien sûr les racines de garance qui sont utilisées.

Evidemment ces couleurs à la quinacridone comme le rose permanent sont très résistantes à la lumière mais les repentirs suite à une pose excessive de couleur sont presque impossibles avec ces pigments-là ! 

Quant au mirifique Rose opéra,  il paraît tout de même assez artificiel, et finalement, il n’est pas mieux noté du point de vue de sa permanence ! Je n’ai pas pu éviter de l’utiliser une seule fois pour ces fleurs de Saintpaulia… impossible de rendre la couleur si sombre et fluo de cette violette du Cap, mais je pense que le Violet de cobalt, que j’utilisais peu alors, serait très performant aussi car il a aussi une sorte de luminescence qui est plus naturelle!

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 11:43

J’ai fait quelques recherches sur cette belle pivoine que je peins en ce moment d’après mes notes de terrain prises en Mai dernier au Château de Sourches, et il s’avère que les horticulteurs ne sont pas d’accord sur son origine. Elle est pourtant très identifiable et bien différenciée des autres avec ses pétales à 2 couleurs, carminés au cœur et pratiquement blancs sur les bords. Le cœur n’est pas toujours agrémenté de ces étamines pétaloïdes qui figurent sur mon sujet ; il est parfois plus simple et laisse paraître les carpelles au milieu alors que sur mon sujet ils sont invisibles. Le feuillage de cette pivoine est splendide, très lumineux, intense et brillant et les boutons et les tiges très carminés également.

Des notes de Mai 2016 sur le bouton et le feuillage

Des notes de Mai 2016 sur le bouton et le feuillage

Notes de terrain pour Jeanne Cayeux

Notes de terrain pour Jeanne Cayeux

D’après Alain Tricot, elle est une création pour leur maison, de Cayeux en 1937. La maison Cayeux est surtout renommée pour les Iris et aucune allusion à cette pivoine n’est faite dans leurs collections, ce qui peut sembler bizarre… Il existe également une aubriète « Jeanne Cayeux », du coup j’ai cherché à savoir qui était Jeanne Cayeux et je n’ai rien trouvé sur la toile !

Pour une autre maison réputée pour ses pivoines, « Les pivoines Rivière », Jeanne Cayeux serait une obtention plus récente de Cauderon pour la maison Rivière. L’intérêt pour les pivoines d’André Cauderon est bien connu, j’ai d’ailleurs peint juste auparavant une pivoine de son cru (« Alexandre ») qui figurera bientôt dans la collection de Prints du Château de Sourches. Je vous rappelle à ce propos (et pour vos cadeaux de Noël), le lien sur la boutique du château qui présente maintenant davantage de pivoines et venant d'autres peintres que moi:

http://www.chateaudesourches.com/boutique/

 

Quoi qu’il en soit, voici après mes notes de terrain quelques vues de l’avancement du travail pris dans le feu de l’action avec mon téléphone portable donc la qualité des images n’est pas aussi bonne que sur les scans mais l’original est toujours tendu sur son contreplaqué. Je n’ai pas encore contrasté le feuillage avec des glacis et la corolle florale en est aux premiers travaux de mise en couleur : il ne s’agit pas de trop terminer un endroit tant que le reste n’est pas placé en couleur ! Au début c’est surtout les nuances de couleurs qui sont recherchées ensuite les glacis donneront plus d’intensité et de contraste pour le modelé en valeurs de mon sujet.

Le tout début et l'état d'avancement actuel
Le tout début et l'état d'avancement actuel

Le tout début et l'état d'avancement actuel

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 16:14

Le stage d’automne d’aquarelle de  pomologie vient de s’achever. Mes stagiaires étaient très motivées et j’avais cherché à varier le plus possible les sujets de façon à ce que chacune puisse créer une composition à sa façon dans l’esprit de la nature morte ou dans celui d’un catalogue façon Vilmorin. J’avais d'ailleurs trouvé des légumes séduisants pour celles que les fruits intéressaient moins. Vous verrez plus bas des réalisations autour de beaux  choux raves d’un bleu-violacé encore pourvus de feuilles et voici déjà un gros radis que je ne connaissais pas avec les quelques petites ébauches que j’ai moi-même peintes pour montrer comment je m’y prends dans le mouillé et pour débuter la pose de glacis.

Pomologie, le stage 2016

Le gros radis « Red meat » a aussi été peint par Chantal qui l’a représenté dans une coupe transversale et cette coupe rose vif avec des stries rayonnantes est superbe; au goût il est comparable au radis noir, peut-être un peu plus doux !

Dans les petits éléments que j’avais rassemblés pour aérer nos compositions, j’avais trouvé dans un arboretum voisin des glands de chêne chevelu (Quercus cerris), d’une taille conséquente, qui nous changeaient un peu des châtaignes et marrons habituels de saison tout en nécessitant une technique un peu similaire pour la mise en place de leur cupule hirsute! La petite pomme jaune de Citronnier épineux (Poncirus trifoliata), je l’ai ramassée dans le Jardin des Plantes du Mans, qui est très beau et coloré en ce moment et mes stagiaires ont pu en profiter car la salle dédiée aux stages se trouve là dans un angle du jardin.

Mes stagiaires n’étant pas opposées à ce que je montre ici leurs travaux même si certains ne sont pas tout à fait terminés, je vous poste à la suite leurs versions sur notre thème automnal.

 

 

 

 

 

 

 

Le prochain stage dédié au "Cabinet de curiosités" va bientôt avoir lieu, il est complet. Ensuite, il faut attendre les 29, 30 Avril et le 1er Mai 2017 pour venir faire un stage d'aquarelle, qui sera bien sûr consacré aux fleurs printanières !
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