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Tranquillement installée derrière la fenêtre j'ai pris mon temps pour peindre cette aquarelle sur
un support nouveau pour moi: du papier aquarelle Saunders Waterford 425 gr. Le format de l'aquarelle est de 37,5 x 28 cm.
Encore une promenade en Cotentin et une petite dernière avant de reprendre les thèmes botaniques s'appuyant sur les cours de la rentrée…
Petite ! Non ! Pas vraiment ! Je me suis risquée à un format 41 x 31 cm. C’est la plus grande jusqu’à présent de mes aquarelles de terrain, peinte bien installée sur une table de camping ; mais toujours avec cette pression mise par le ciel changeant et la mer qui monte trop vite pour l’aquarelliste !
Pour ceux qui ont un grand écran, je vous
ajoute un lien sur l'image originale, plus grande. C'est une photo, mon scanner ne peut pas prendre de tels formats.
La scène est figurée depuis la Redoute de Morsalines, un peu au Sud de St Vaast la Hougue. La mer y dégage très loin ; sur l’horizon, à droite, se découpe la tour et le fort de la Hougue. A
gauche la longue digue qui relie le fort à St Vaast et en tout petit, au fond, la tour large de Tatihou ; les deux sont des fortifications de Vauban.
La mer qui montait sur la grève, présentait tout un dégradé de couleur, réalisé d’un coup et très vite sur une surface mouillée à part à l’eau pure ; par contre, j’avais auparavant, beaucoup retravaillé le ciel, l’ai lavé 2 fois à l’éponge et mon papier en grand bloc (Sennelier 300 gr grain fin) s’est très bien comporté malgré ces mauvais traitements !
Partie dans l'idée de capturer leur silhouette dans toute sa
hauteur, mais séduite par les branches basses des sapins
qui viennent caresser le muret, j’ai décidé de tourner ma feuille, de la prendre dans un format horizontal, qui me permettait de me rapprocher des branches et même de détailler un peu le tronc.
Façon de travailler la Sanguine (Crayon conté 610):
Je vous dépose en vrac, les 3 dernières aquarelles de mon carnet de voyage « Eté 2009 ».
A l’aller et au retour nous avons traversé les Landes, la pinède est encore bien ravagée par la tempête de Janvier de cette année. Cette pochade couleur faite à Hostens, montre les dégâts. Bien que le tronc au second plan soit un peu trop centré, je n’en suis pas mécontente ; il fallait faire vite, nous
étions de passage et du coup, elle ne dit que l’essentiel ! C’est un sport auquel il faudrait s’adonner plus souvent… J’ai du passer une heure environ ; ce qui pour certains semblerait
déjà trop, mais pour moi c’est un record de vitesse!
Une fois passées les Pyrénées, nous nous sommes arrêtés en Navarrre devant la ‘foz d’Arbayun’, c’est un canyon creusé par la rivière Salazar
dont les parois de 300m abritent de belles colonies de Vautour fauve ; nous y avons vu aussi le Percnoptère d’Egypte, c'est un vautour blanc à bec jaune plus rare que le premier, et des
Martinets alpins.
Dans la région de Villafáfila, on peut voir de nombreux pigeonniers parfois en bon état, mais souvent
plus ou moins en ruines ; ces constructions en terre s’abiment assez vite une fois que la toiture s’est effondrée laissant les murs sans protection contre les intempéries.
L’élevage des pigeons était une ressource non négligeable pour les habitants de la ‘Tierra de campos’, cette région de Castille où nous étions. Le
pigeon fournissait alors le repas dominical.
Les ‘palomares’ sont construits :
- en adobe, ce sont des briques moulées de terre crue malaxée avec des brins de paille et séchées au soleil
- ou en tapial, procédé qu’en France on appelle le pisé, dans cette technique la terre humide est tassée en lits successifs alternant avec des saupoudrages de chaux dans un coffrage de bois ( en France : la banche)
La 2ème technique était la plus adaptée puisqu’il faut
creuser les nids à la pioche avant que la surface soit trop durcie. Ces alvéoles qui sont creusées sur toute la hauteur servaient autant de nids que d’échelons pour les atteindre.
Les types les plus courants dans ce secteur de Villafáfila et d’Otero de Sariegos, sont les pigeonniers rectangulaires sans patio et les circulaires avec patio.
Celui représenté ci-dessus, du type circulaire avec patio montre un peu sa structure interne du fait de sa dégradation et on peut comprendre que la paroi
intérieure, plus basse entourait un petit patio et que la toiture en couronne était concave.
Celui-là, par contre, était carré, il possédait une toiture
convexe échelonnée en trois gradins et pas de patio. La tuile canal déborde largement pour protéger les murs de terre. J’ai bien vu dans les murs de terre des lignes horizontales en relief et
compris ensuite que ces strates étaient les couches de chaux dans le pisé.
Le grand chardon du premier plan est un Onopordon, très commun dans toute la région. Il peut dépasser 2 mètres de haut; dans le midi, il s'appelle le Pet
d'âne à nervures.
Sur cette 2ème aquarelle mon ciel est un peu loupé, je l'ai repris, éclairci à l'éponge et ça se voit, surtout au contact avec le bâtiment...
Dans et autour de ces pigeonniers, nous avons vu aussi beaucoup de moineaux, des étourneaux et des choucas, le petit faucon dont je vous ai parlé la dernière fois semble préférer des édifices
plus hauts comme l'église.
Si l'espagnol à lire ne vous fait pas peur , je vous ajoute 2 liens :
http://fafila.iespana.es/
et pour faire une petite visite de la réserve:
http://www.villafafila.net/