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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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Que vous soyez intéressé par les petites leçons d'aquarelle botanique, par les cours eux-mêmes ou les stages à venir, ou par l'aspect " illustrations naturalistes", je vous invite, si vous le souhaitez, à prendre contact avec moi sur ma messagerie:                 c.felloni@wanadoo.fr

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Jardins et Paysages

Lundi 12 octobre 2009
Voici une aquarelle de jardin, avec une vue imprenable sur la baie depuis une fenêtre de Cancale. La mer ne s'est pas encore assez retirée pour dégager les parcs à huitres. La lumière diffuse d'un ciel un peu couvert, révèle au fond, la nuance beige-rosé caractéristique des sables vaseux et la côte bleutée en face car nombre de maisons de Cancale faisant face à la mer sont pourtant orientées plein sud !

Tranquillement installée derrière la fenêtre j'ai pris mon temps pour peindre cette aquarelle sur un support nouveau pour moi: du papier aquarelle Saunders Waterford 425 gr.
Le format de l'aquarelle est de 37,5 x 28 cm.
Inutile de tendre ce papier, surtout dans ce format; c'est agréable de travailler sur une feuille volante qui reste rigide.
Changer de papier apporte beaucoup à l'aquarelliste qui remet ainsi ses habitudes en question! Alors que mon papier satiné habituel permet d'éclaircir à l'eau des zones trop foncées, sur celui-ci, que nenni !


Par contre, son épaisseur fait qu'il reste humide assez longtemps, ce qui donne plus de temps pour oeuvrer "dans le mouillé" et j'ai découvert le confort de pouvoir réhumidifier des zones pour retravailler dessus dans l'humide sans que ne se créent trop d'auréoles.

Voici une vue plus détaillée sur les hortensias, qui sont encore beaux,
même en Octobre !

Cet essai m'a donné envie de persister, avec ce papier, moins précieux que le satiné, il se prête bien à des aquarelles de paysages...
Par Claire Felloni
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Mardi 22 septembre 2009

 Encore une promenade en Cotentin et une petite dernière avant de reprendre les thèmes botaniques  s'appuyant sur les cours de la rentrée…

Petite ! Non ! Pas vraiment ! Je me suis risquée à un format  41 x 31 cm. C’est la plus grande jusqu’à présent de mes aquarelles de terrain, peinte bien installée sur une table de camping ; mais toujours avec cette pression mise par le ciel changeant et la mer qui monte trop vite pour l’aquarelliste !

Pour ceux qui ont un grand écran, je vous ajoute un lien sur l'image originale, plus grande. C'est une photo, mon scanner ne peut pas prendre de tels formats.
La scène est figurée depuis la Redoute de Morsalines, un peu au Sud de St Vaast la Hougue. La mer y dégage très loin ; sur l’horizon, à droite, se découpe la tour et le fort de la Hougue. A gauche la longue digue qui relie le fort à St Vaast et en tout petit, au fond, la tour large de Tatihou ; les deux sont des fortifications de Vauban.

La mer qui montait sur la grève, présentait tout un dégradé de couleur, réalisé d’un coup et très vite sur une surface mouillée à part à l’eau pure ; par contre, j’avais auparavant, beaucoup retravaillé le ciel, l’ai lavé 2 fois à l’éponge et mon papier en grand bloc (Sennelier 300 gr grain fin) s’est très bien comporté malgré ces mauvais traitements !

Par Claire Felloni
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Samedi 12 septembre 2009
Dans les jardins du Château du Mirail, à l'ouest du Mans, près de Crannes en Champagne, on peut trouver quantité d'angles de vue séduisants pour peindre, dessiner ou même photographier.
Ce jardin très structuré, pas surchargé, permet de prendre du recul sur certains de ses vieux arbres, comme par exemple, trois admirables Sapins d'Espagne (Abies pinsapo) plantés avant 1914. Pour moi, ils contribuent à la beauté du lieu autant que le sobre logis du 16 ème siècle, avec sa tour hexagonale à machicoulis.


Partie dans l'idée de capturer leur silhouette dans toute sa hauteur, mais séduite 
par les branches basses des sapins qui viennent caresser le muret, j’ai décidé de tourner ma feuille, de la prendre dans un format horizontal, qui me permettait de me rapprocher des branches  et même de détailler un peu le tronc.
Dans cette vue, les masses d’aiguilles surplombent la ramure vue par en dessous. Pour que ma composition ne présente pas un trop grand vide central, j’ai un peu triché et l’ai réduite en largeur. Les arrière plans, (l’aubépine, le bâtiment), sont à peine suggérés : la trouée centrale doit rester un triangle clair.

Façon de travailler la Sanguine
 (Crayon conté 610):
Mes traits de construction sont d’abord très légers. Pour corriger un trait avec la gomme mie de pain, je tamponne d’abord sans frotter pour retirer le plus gros, puis je gomme. La vraie mie de pain présente l’intérêt  qu’on la jette dès qu’elle est trop encrassée, mais il faut quand même une gomme mie de pain, plus précise.
N'utilisant pas souvent d'estompe, je balaie légèrement la surface de mon papier avec un chiffon doux, de temps en temps, il s’installe alors une teinte de fond  qui donne une ambiance douce où les erreurs de tracé s'atténuent beaucoup. On peut ensuite éclairer à la gomme  dans les trouées lumineuses, (ne pas oublier de le faire avant de fixer la sanguine !).
La sanguine mesure environ 32 x 45 cm, sur papier Ingres MBM 130gr. 

La Société d'Horticulture du Pays d'Auray a présenté ce jardin dans une page dont je vous donne ici le lien:
http://hortiauray.com/Les-jardins-du-Mirail
Par Claire Felloni
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Mercredi 2 septembre 2009

 

Je vous dépose en vrac, les 3 dernières aquarelles de mon carnet de voyage « Eté 2009 ».






  A l’aller et au retour nous avons traversé les Landes, la pinède est encore bien ravagée par la tempête de Janvier de cette année. Cette pochade couleur faite à Hostens, montre les dégâts. Bien que le tronc au second plan soit un peu trop centré, je n’en suis pas mécontente ; il fallait faire vite, nous étions de passage et du coup, elle ne dit que l’essentiel ! C’est un sport auquel il faudrait s’adonner plus souvent… J’ai du passer une heure environ ; ce qui pour certains semblerait déjà trop, mais pour moi c’est un record de vitesse!




















Une fois passées les Pyrénées, nous nous sommes arrêtés en Navarrre devant la ‘foz d’Arbayun’, c’est un canyon creusé par la rivière Salazar dont les parois de 300m abritent de belles colonies de Vautour fauve ; nous y avons vu aussi le Percnoptère d’Egypte, c'est un vautour blanc à bec jaune plus rare que le premier, et des Martinets alpins.



La dernière, faite au retour, est peinte juste en marge de la Réserve ornithologique du Teich, le long de la Leyre.
A cet endroit, la Leyre est navigable comme le montre la balise et le niveau de l’eau obéit aux marées. La réserve est très intéressante car elle est vaste, un long parcours mène à des affuts éloignés et tranquilles, au fond du bassin d’Arcachon, mais la fin du mois de Juillet n’est pas la meilleure période pour voir beaucoup d’oiseaux.




Je rappelle aux 'locaux' ( pas forcément seulement les habitués!) notre après-midi sanguine ou brou de noix au jardin du Mirail, sortie programmée pour le Samedi 12 Septembre (me contacter pour connaître le RV)
Par Claire Felloni
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Vendredi 28 août 2009

Dans la région de Villafáfila, on peut voir de nombreux pigeonniers parfois en bon état, mais souvent plus ou moins en ruines ; ces constructions en terre s’abiment assez vite une fois que la toiture s’est effondrée laissant les murs sans protection contre les  intempéries.

 L’élevage des pigeons était une ressource non négligeable pour les habitants de la ‘Tierra de campos’, cette région de Castille où nous étions. Le pigeon fournissait alors le repas dominical.

Les ‘palomares’ sont construits :

-         en adobe, ce sont des briques moulées de terre crue malaxée avec des brins de paille et séchées au soleil

-         ou en tapial, procédé qu’en France on appelle le pisé, dans cette technique la terre humide est tassée en lits successifs alternant avec des saupoudrages de chaux dans un coffrage de bois ( en France : la banche)


La 2ème technique était la plus adaptée puisqu’il faut creuser les nids à la pioche avant que la surface soit trop durcie. Ces alvéoles qui sont creusées sur toute la hauteur servaient autant de nids que d’échelons pour les atteindre.

Les types les plus courants dans ce secteur de Villafáfila et d’Otero de Sariegos, sont les pigeonniers rectangulaires sans patio et les circulaires avec patio.

Celui représenté ci-dessus, du type circulaire avec patio montre un peu sa structure interne du fait de sa dégradation et on peut comprendre que la paroi intérieure, plus basse entourait un petit patio et que la toiture en couronne était concave.


Celui-là, par contre, était carré, il possédait une toiture convexe échelonnée en trois gradins et pas de patio. La tuile canal déborde largement pour protéger les murs de terre. J’ai bien vu dans les murs de terre des lignes horizontales en relief et compris ensuite que ces strates étaient les couches de chaux dans le pisé.
Le grand chardon du premier plan est un Onopordon, très commun dans toute la région. Il peut dépasser 2 mètres de haut; dans le midi, il s'appelle le Pet d'âne à nervures.
Sur cette 2ème aquarelle mon ciel est un peu loupé, je l'ai repris, éclairci à l'éponge et ça se voit, surtout au contact avec le bâtiment...
Dans et autour de ces pigeonniers, nous avons vu aussi beaucoup de moineaux, des étourneaux et des choucas, le petit faucon dont je vous ai parlé la dernière fois semble préférer des édifices plus hauts comme l'église.

Si l'espagnol à lire ne vous fait pas peur , je vous ajoute 2 liens :
http://fafila.iespana.es/

et pour faire une petite visite de la réserve:
http://www.villafafila.net/

Par Claire Felloni
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