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Presque toutes les baies qui figurent dans mon agencement proviennent d'espèces ornementales. Seul le Fusain d’Europe se rencontre dans nos haies sauvages, ce sont les baies rose isolées sur la gauche ( Euonymus europaeus porte quantité de noms vernaculaires amusants « Bonnet carré, Bonnet de Prêtre, Bonnet d’Evêque, Bois carré » et j’en passe… ). Il libère quatre graines orange vif, tout comme l’autre Fusain pendant au premier plan qui serait du Fusain ailé, mais je ne trouve pas beaucoup de renseignements complémentaires sur ses fruits blancs (peut-être vont-ils rosir ?), ma commune l’a planté en différents endroits ...
Dressée à l’arrière du bouquet, se trouve une Symphorine ornementale ( Symphoricarpos sp.) qui au lieu de rester toute blanche , comme celle que l’on trouve naturalisée en campagne, se pare sur la face ensoleillée de la baie de belles marbrures magenta.
Au cœur de l’agencement, pour meubler, on trouve des petites pommes d’ornement et des cynorrhodons d’Eglantiers. Il me reste à citer un Cotonéaster et une
espèce non identifiée que j’ai improprement nommée le Poivrier, et dont une portion de la feuille s’étale à droite car c’est une feuille très composée.
Il porte de grandes grappes aériennes mais fournies de petites baies de couleur rose-saumonée dont nous n’avons prélevé que de petits bouquets.
Si l'un de vous peut m'orienter
sur le nom de cet arbuste, ce serait bien ! Tiens pour la peine, je lui enverrai un .pdf
imprimable de l'aquarelle !
J’ai choisi de ne pas figurer de vase, l’aquarelle est censée faire un pendant avec une autre dans le même
esprit « Houx panaché, gui et lichens » proposée l’hiver dernier ( 21ème petite leçon) et viendra s’ajouter à ma série « Pas de pot », colonne de gauche du
blog.
Pour ces week-ends d’atelier, je ne prépare pas de palette de couleur, car nous avons le temps de faire différentes recherches en partant des couleurs dont chacun dispose dans sa boite.
Par contre, je peux vous montrer ces petits essais sur les différents éléments de notre bouquet.
Le premier week-end d'atelier était consacré aux coloquintes et le prochain s’intéressera aux fruits
exotiques.
Pour cette « 38ème petite leçon » d'aquarelle botanique, nous avons pu bénéficier de la floraison
tardive des Abutilons du terrain de culture de la SHS. Tous les ans, au Jardin des Plantes du Mans, les jardiniers installent cette
intéressante variété dans le jardin français, parmi d’autres espèces au feuillage chamarré, pour meubler les plates bandes en été, au pied des rosiers tiges.
Il existe de nombreuses
variétés de l’ Abutilon x hybridum, mais
celle-ci, avec son feuillage bariolé de jaune, présente un vrai défi pour l’Aquarelliste !
On peut reconnaître, en observant la fleur de plus près, une vraie similitude de forme avec nos Mauves, Guimauves, Roses trémières ou encore avec les Hibiscus, car ce sont toutes des Malvacées :
- Une corolle en cloche à cinq pétales enroulés en vrille dans le
bouton et en fin de floraison.
- Les étamines sont soudées, formant une colonne avec le bouquet d’anthères à
l’extrémité.
La couleur de fond du feuillage est
plus jaune sur les jeunes feuille du sommet de la plante et plus crème à la base.
Pour peindre les feuilles marbrées, il s’agit de mettre au
point une technique rapide, la pose des touches vertes en glacis peut se faire le pinceau un peu oblique et en s’appuyant sur un tracé léger des nervures car les petites taches sont
perpendiculaires aux nervures. Afin que l’œil arrive à percevoir une feuille devant l’autre, on a intérêt à rester plus léger pour les feuilles de second plan, et, à l’inverse, à contraster celles du premier plan.
La fleur donne en effet final une couleur saumonée mais pour la nuance de fond de la corolle j’ai quand même posé sur fond humide, trois couleurs un peu différentes, un
rose, un jaune d’or et un orangé.
Je n’ai pas tout à fait fini la planche : le bouton de droite n’est pas assez contrasté ; la feuille en haut à droite
n’est pas terminée non plus et la coupe aurait gagné à figurer en couleur !
Vous pouvez consulter 37 autres "Petites leçons" d'Aquarelle botanique en cliquant sur la catégorie du même nom, colonne de gauche du blog.
Pour cette 37ème « Petite Leçon » nous avons encore pu
profiter de la production de la Société d’Horticulture de la Sarthe puisque le Cognassier du terrain de culture croulait sous les
fruits. J’ai disposé les fruits en une nature morte ; celui qui porte des feuilles est un peu masqué par
elles, je l’ai donc laissé un peu en arrière et placé un autre fruit bien visible devant. Pour alléger cette composition un peu massive j’ai placé un petit bouquet de fruits d’Aubépine qu’on appelle des cenelles.
Le Cognassier (Cydonia oblonga) porte des feuilles très tomenteuses au revers.
Le fruit lui-même présente un aspect velouté de surface qui disparait par endroit là où il a été frotté. Comment traduire à l’aquarelle cet aspect très particulier ? Le velours de surface
devient très visible sur le pourtour du fruit puisqu’il est vu de profil alors que devant, le regard plongeant droit, perçoit mieux la belle couleur
sous-jacente, jaune d’or, du coing. C’est pourquoi j’ai choisi de faire fuser le Cadmium Yellow pale sur un fond humide légèrement teinté d’un
mélange de Gris de Davy et de Terre de Sienne brûlée, qui reste plus présent en périphérie du coing. Ce premier jus est posé sur la surface du fruit
mouillée à l’eau pure.
Pour le revers des feuilles, le choix des couleurs est important aussi : le jaune de Naples et le vert Oxyde de Chrome sont
des pigments opaques. Très dilués d’eau ils donneront bien l’effet un peu argenté du au tomentum.
A propos des cenelles d’Aubépine, je vous rappelle que le vrai Cramoisi d’Alizarine (Alizarin crimson) permet lorsqu’il est bien concentré de foncer un carmin sans
l’attrister, ce qui n’est pas du tout le cas de l’imitation (Permanent Alizarin crimson) car cette dernière à la quinacridone, n’a qu’une faible amplitude de valeur à nous offrir.
Voici la palette des couleurs utilisées.
Notre stage aquarelle « Spécial Pomologie » s’est déroulé dans les derniers jours d’Octobre.
Nous disposions de modèles variés fournis par l’Association des Croqueurs de Pommes (Section Maine-Perche) que je remercie bien.
La planche de Pomologie privilégie la représentation du fruit, les fleurs de pommiers, de poiriers sont considérées toujours semblables et figurent rarement. Pour ces aquarelles, souvent réalisées en hiver, il faudrait attendre la saison pour ajouter un bouquet floral sur la planche. Même les feuilles sont peu étudiées en détail pour les mêmes raisons : elles sont souvent tombées où flétries au moment de peindre. Elles peuvent être évoquées au crayon, mais l’accent sera mis sur le rendu du rameau.
Une ou deux vues de profil et une coupe longitudinale, parfois aussi une coupe transversale à mi-hauteur, voilà l’essentiel à mettre en valeur sur la planche.
La coupe : il faut la réaliser en dernier, poser le jus très peu coloré ( souvent : un soupçon de Jaune de Naples dans beaucoup d’eau)
sur la surface mouillée à l’eau pure et faire cela aussitôt, avant que la coupe ne s’oxyde à l’air !
Ont été confiées à nos pinceaux au moins :
- 4 variétés de pommes : Reinette d’Osnabruck, Cramoisie de Gascogne, Gros Locard, Blanc de Fresnoy
- 23-24 Janvier
- 6-7 Février
- 27-28 Mars
- 10-11 Avril
- 29-30 Mai (en extérieur)
- 26-27 Juin (en ext.)
Pour cette 35ème « Petite leçon », nous avions des coloquintes d’ornement. Bien qu’elles semblent toutes très différentes, il s’agit en fait des variétés nombreuses obtenues sur la même espèce : Cucurbita pepo, un peu différente de la
vraie coloquinte officinale, qui est aussi une cucurbitacée (Citrullus colocynthis).
J’ai déjà évoqué cucurbita pepo dans un article où je montrais le Patisson et le Cou-tors, voyez là
Les patissons, courgettes, citrouilles sont des Cucurbita pepo.
Les potirons, potimarrons et giraumons sont des Cucurbita maxima.
Les crêtes en longueur et les verrues accrochent lumières et ombres ; de ce fait le premier jus coloré devra rester clair et subsister sur ces détails, surtout face au regard, sur la zone
séparatrice d’ombre et de lumière où les contrastes et la netteté seront au maximum.
J’ai choisi 3 options pour les lavis de base de mes spécimens ; pour le fond jaune crémeux de certaines, le Jaune de Naples était bien utile ; j’ai préféré le
Jaune de Cadmium clair pour les orangées.
Sous la couleur d’un vert très foncé, le premier jus qui restera sur les reflets et les crêtes lumineuses était : Jaune de Naples+Indigo, très éclairci d’eau. Pour le
modelé, j’ai opté classiquement pour un apport de violet dans le jaune, et d’outremer dans l’orange. Si possible, il vaut mieux commencer à poser un
peu du ton d’ombre dés le premier travail dans le mouillé; on peut aussi, au pinceau sec, assécher le haut des crêtes brillantes.
Le vert très foncé posé en glacis contient du carmin et de l’indigo dans le Vert de Hooker, car par endroit il devient presque noir.
Je vous rappelle que ma rubrique « Stages » (voir là ) vous donne des précisions sur les différentes
formules que je vous propose, stage d’atelier de 4 jours ou de week-end.
Une toute récente proposition :
un Week-end qui comprend l’hébergement en pension complète ou demi-pension dans un moulin, au Sud du département de l'Indre, dans la vallée de l'Anglin
: http://www.lemoulindeseillant.org/