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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 14:21

Pour cette 37ème « Petite Leçon » nous avons encore pu profiter de la production de la Société d’Horticulture de la Sarthe puisque le Cognassier du terrain de culture croulait sous les fruits. J’ai disposé les fruits en une nature morte ; celui qui porte des feuilles est un peu masqué par elles, je l’ai donc laissé un peu en arrière et placé un autre fruit bien visible devant. Pour alléger cette composition un peu massive j’ai placé un petit bouquet de fruits d’Aubépine qu’on appelle des cenelles.



Le Cognassier (Cydonia oblonga) porte des feuilles très tomenteuses au revers.
Le fruit lui-même présente un aspect velouté de surface qui disparait par endroit là où il a été frotté. Comment traduire à l’aquarelle cet aspect très particulier ? Le velours de surface devient très visible sur le pourtour du fruit puisqu’il est vu  de profil alors que devant, le regard plongeant droit, perçoit mieux la belle couleur sous-jacente, jaune d’or, du coing. C’est pourquoi  j’ai choisi de faire fuser le Cadmium Yellow pale sur un fond humide légèrement teinté d’un mélange de Gris de Davy et de Terre de Sienne brûlée, qui reste plus présent en périphérie du coing. Ce premier jus  est posé sur la surface du fruit mouillée à l’eau pure.
 

Pour le revers des feuilles, le choix des couleurs est important aussi : le jaune de Naples et le vert Oxyde de Chrome sont des pigments opaques. Très dilués d’eau ils donneront bien l’effet un peu argenté du au tomentum.                                                  



A propos des
cenelles d’Aubépine
, je vous rappelle que le vrai Cramoisi d’Alizarine (Alizarin crimson) permet lorsqu’il est bien concentré de foncer un carmin sans l’attrister, ce qui n’est pas du tout le cas de l’imitation (Permanent Alizarin crimson) car cette dernière à la quinacridone, n’a qu’une faible amplitude de valeur à nous offrir. 
Voici la palette des couleurs utilisées.



Nous avions peint les fleurs à une autre occasion. Elles sont très belles, grandes, avec des reflets un peu rose-mauve.
Pour mémoire je vous remontre ce sujet. 

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Par Claire Felloni - Publié dans : Petites leçons - Communauté : Ecriture et culture
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