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  • : Le blog met en ligne des cours d'aquarelle botanique, il parle de mon métier d'illustratrice-nature, de mon intérêt pour la tradition de la peinture naturaliste, les sites naturels,la flore, et la faune sauvage.
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Que vous soyez intéressé par les petites leçons d'aquarelle botanique, par les cours eux-mêmes ou les stages à venir, ou par l'aspect " illustrations naturalistes", je vous invite, si vous le souhaitez, à prendre contact avec moi sur ma messagerie:                 c.felloni@wanadoo.fr

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Lundi 20 octobre 2008

Cette seizième"Petite leçon d'aquarelle botanique"  du blog est consacré à un vrai sujet de planche botanique, mes rosettes sont entières, avec quelques racines, et figurent telles quelles sur le fond blanc du papier, sans ombres portées. L'idéal serait de compléter la planche au printemps prochain avec les hampes florales.

Le Saxifrage 'barbe de vieillard' ou 'barbe de juif' (Saxifraga sarmentosa ou S.stolonifera):
Il est originaire de Chine et du Japon. Des longs stolons rougeâtres portent de petites plantules aux extrémités, je m'en sers de couvre-sol devant la façade nord de la maison. Son nom commun vient des fleurettes: les deux pétales inférieurs sont plus longs, pointus et un peu écartés comme une barbe à deux pointes.
Le Saxifrage 'Désespoir du Peintre' (Saxifraga x urbium):
Deux petites espèces de nos montagnes d'Europe, Saxifraga spathularis et Saxifraga umbrosa ont été croisées pour donner cet hybride (le nom commun de 'Désespoir du Peintre' est repris de la 2ème espèce mais s'applique aussi parfois à des Heuchères).

 
Le contour général des  feuilles du Saxifraga sarmentosa est assez circulaire, crénelé ensuite de larges dents peu profondes dont la forme rappelle des accolades.
Il faut toujours d'abord dessiner la forme générale, les échancrures des dents sont prises sur ce premier contour.  

L'aspect de surface marbré et poilu n'est pas commode à rendre; j'ai proposé de travailler avec le pinceau de martre un peu asséché, ses poils un peu écartés en éventail pour poser en glacis des touches brouillonnes, en les superposant, et les croisant avec les couleurs (3 et 4) assez denses. Par endroit, il faut que transparaisse la couleur très claire, argentée, du premier jus (1) surtout autour des nervures puisque là, elle seule est présente.

La rosette du 'Désespoir du Peintre' présente des feuilles bien différentes. La forme générale est spatulée, c'est à dire que le sommet est assez plat et le limbe se resserre progressivement vers le pétiole. L'aspect de surface très lisse laisse peu voir les nervures, c'est pourquoi, à l'inverse de l'autre rosette, je crois qu'il faut le plus possible poser ses couleurs dans le mouillé, pour ne plus avoir que quelques touches douces de glacis à poser ensuite. La couleur de fond sous-jacente est acidulée, le Cadmium citron , bien présent dans les couleurs 6 et 6' rendra bien cet effet. 

Voici la palette des couleurs utilisées:




































En 2009, je propose, au Mans, un stage d'atelier de 4 jours du 18 au 21 Février, axé sur l'élaboration et la finalisation d'une planche botanique à l'aquarelle.J'ai déjà 3 inscriptions pour ce stage, n'hésitez pas à me contacter, cela n'engage à rien! (voir aussi la rubrique 'stages', colonne de gauche)


Vous pouvez consulter les 15 autres leçons en cliquant sur 'Petites leçons', dans la rubrique 'catégories' de la colonne de gauche.
Par Claire Felloni - Publié dans : Petites leçons - Communauté : Le Chemin des orties
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Mardi 14 octobre 2008
Le Cotentin est un pays d'eau et de pierre mais aussi de bocage et de haies, c'est un prétexte pour vous envoyer ce petit article pour une fois peu bavard.
L'aquarelle du phare de Gatteville date de cet été. C'était le matin de bonne heure, c'est pourquoi il subsiste un peu de jaune dans le ciel. J'ai utilisé de la vraie Gomme-gutte, il m'en reste un peu et je ne m'en sers qu'avec parcimonie !

Le dessin de la trogne est vieux comme Hérode, il a peut-être 30 ans !
Existe-t-elle encore ? j'en doute un peu... elle se trouvait à Portbail.


J'ajoute ici un lien pour se rendre directement sur une page que nous conseille Jean-Robert dans un de mes coms  ci-dessous au sujet d'un aquarelliste du siècle dernier, avec lequel je me sens une affinité certaine:
link 


Par Claire Felloni - Publié dans : Jardins et Paysages - Communauté : Carnets-de-voyages
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Dimanche 5 octobre 2008

Pour cette première "Petite leçon" de la saison 2008-2009, j'ai choisi une nature morte de saison, tranquille, qui ne bouge pas et ne fane pas.
Nous avons là un beau contraste de couleurs complémentaires avec les grains violacés et bleuâtres du Muscat, et ceux, blonds et dorés par le soleil du Chasselas. Le paillon est un support de Coulommiers.




































Les grains de Muscat,d'abord couverts d'une pruine bleue qui annule beaucoup les contrastes, changent d'aspect à force d'être manipulés et frottés en surface: ils deviennent plus brillants, très sombres par endroits. Pour ceux-là,un éclair de lumière blanche donc de papier sec doit être conservé dés que l'on passe le 1er jus, et pour les teintes vraiment sombres, le mélange bien concentré du Cramoisi d'Alizarine avec l'Indigo fait merveille.

Les petits grains ronds du Chasselas auront intérêt à être peints plus spontanément avec des pointes de couleurs qui fusent par ci par là dans le 1er jus humide, au centre on voit en transparence la masse sombre du pépin (8 fuse dans 4 ou 5).


Sur cet essai du cours, on comprends que la logique est de commencer par les grains qui sont devant ,en vedette mais qu'avant de commencer ceux qui sont en partie cachés par la rafle (la grappe des pédoncules), il vaut mieux poser le 1er jus sur celle-ci.
Sur A: il n'y a pas encore de glacis, sur B il y a eu glacis de 1', sur les 3 autres gros grains, glacis aussi de 1' puis de 3.



Vous pouvez voir sur ma palette d'échantillon de couleur, 4 grains de Muscat, les 2 grains de gauche représentent ce qu'on peut faire dans le mouillé,( 2 puis 3 fusent dans 1), ceux de droite, l'aspect final après la pose des glacis (quand la 1ère étape est bien sèche) :
-Les 2 du haut: Présence forte de la pruine, moins de contraste
-Les 2 du bas: plus de contraste car il y a eu une réseve pour le reflet et des glacis par la suite avec les couleurs 2 et 3 bien concentrées.
Par Claire Felloni - Publié dans : Petites leçons - Communauté : La nature et ses secrets
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Samedi 27 septembre 2008

La Sarthe à St-Pavace, et les reflets dans l'eau, c'était notre programme pour cette deuxième après-midi de terrain du 27 Septembre 2008.

En ce moment , ce sont les 'écourues', c'est à dire que la Sarthe connait un abaissement passager de son niveau d'eau qui doit permettre aux riverains de nettoyer ses abords. Cela lui donne une physionomie inhabituelle, nous avions même une petite plage caillouteuse pour nous installer et notre angle de vue en devenait différent.

Le reflet et la transparence :

Le reflet joue un rôle de plus en plus important, en allant vers le fond, puisque le regard se porte presque parallèlement à la surface de l'eau, mais comme ici beaucoup d'arbres se reflètent dans l'eau, les fonds restent sombres, il faut tirer partie des lignes très claires de reflets qui existent au loin car elles contribuent à l'effet de miroir, surtout qu'elles contrastent avec la zone la plus sombre qui est le ruban d'ombre portée par les arbres au ras de l'eau.

La transparence joue sur les plans rapprochés, où le regard peut plonger au fond de l'eau ; la transparence n'y est alors vraiment perceptible que dans les ombres portées par les arbres, car sinon le reflet l'estompe.

Là où l'eau reflète le ciel, on peut voir des couleurs toujours très claires, en rappel de celles du ciel ; on peut poser ces jus légers au départ dans le mouillé sur le ciel et sur toute la surface de l'eau, mais il vaut mieux s'y prendre en deux étapes : le dessus, puis le dessous de la ligne d'horizon, en attendant suffisamment pour que les 2 zones humides n'entrent pas en contact.

  • 1 : Au-dessus de l'horizon, on pourra donc intervenir dans le mouillé, d’abord avec les nuances du ciel, puis, pour les frondaisons lointaines, on pourra laisser fuser un peu des couleurs du feuillage en poussant les pigments vers le bas. Ils seront ainsi bloqués sur l’horizon.

2 : Au-dessous de l'horizon, pour le 1er lavis de reflets du ciel, il vaut mieux éviter, en principe, de poser de brun-vert pour ne pas perdre les lignes claires de reflets, (parfois même des zones importantes au milieu de la rivière) qui existent au loin. Pour traduire les ombres portées des arbres dans l'eau, il vaut mieux agir en glacis sur le 1er lavis clair bien sec en posant des touches ou des nappes de valeur plus sombre. Ces touches posées très liquides, fusionnent entre elles et on peut y laisser fuser des nuances qu'on aura préparées à l'avance, surtout dans les plans rapprochés où joue la transparence.

J'ai beaucoup utilisé les mélanges de vert mousse + carmin, avec des apports d’Indigo, de Vert oxyde de chrome, de Sépia dans les lointains (glacis) et plus de Terre de Sienne brûlée, de Pierre de Fiel sur les transparences des plans rapprochés (dans le mouillé).

Par Claire Felloni - Publié dans : Jardins et Paysages - Communauté : Carnets-de-voyages
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Jeudi 18 septembre 2008
De retour d'une après-midi d'Aquarelle de terrain avec mes habitués, au "Petit Bordeaux", un beau jardin sarthois devenu célèbre maintenant, je vous montre quel était le programme.







Après-midi de terrain du 18 septembre 2008

La proposition du jour :

Il s’agit cette fois de choisir un sujet sur 2 plans ; quelques hampes florales, ici les Anémones du Japon, sont en vedette au 1er plan, mises en valeur par un arrière-plan d’autres vivaces ( les Asters), qui sera traité de façon plus floue.

On oublie l’architecture du jardin, les plans éloignés des frondaisons, les fonds de ciel ou même l’avant-scène de pelouse pour que la composition dans la feuille soit aérée et ciblée uniquement sur la proposition de départ.

Il faudra se placer assez près du sujet (1,50 à 2 m).

Le dessin préliminaire doit être rapide (ici : crayon B), il peut subsister tel quel sur les pourtours du sujet. J’ai commencé la couleur par les anémones, leurs tiges et les boules rondes des cœurs défleuris.

Pour les asters, un exemple de traitement flou : j'ai posé d’abord des touches mauve pâle, puis des points jaune orangé dessus pour les cœurs ( le jaune de cadmium couvre le mauve, c'est un pigment opaque), enfin quelques petits traits d'un mauve plus soutenu posés à la va-vite.

J’ai amené plus de précision et de contraste en fonçant l’arrière-plan sur la partie centrale, où le regard peut s’arrêter. Cela permet aussi de faire ressortir quelques anémones en lumière et de prendre conscience de la profondeur (ici, mon trou sombre est un peu trop localisé, il faudrait ajouter quelques touches sombres sur le pourtour pour 'l'éclater' et l'intégrer un peu mieux dans l'ensemble).
Ce dernier point est plus important que de faire les feuilles basses des anémones au 1er plan : nous avons peu de temps, il faut cibler les priorités pour pouvoir ramener quelque chose qui ne soit pas trop inachevé !

Par Claire Felloni - Publié dans : Jardins et Paysages - Communauté : Le Chemin des orties
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